Confusions des genres – Ch 24 : La déchirure

– Ah, vous voilà mes petits !

– Bonsoir Grand-Mère, répondit André. Tu n’es toujours pas couchée à ce que je constate. Vraiment, tu te fais toujours trop de soucis, tu ne devrais pas rester ainsi à m’attendre.

Tandis qu’il la morigénait ainsi gentiment, André voyait bien que sa Grand-mère regardait derrière lui, puis à gauche et à droite, et enfin par une fenêtre à travers laquelle il était bien entendu impossible d’apercevoir quoi que ce fût pour cause de nuit d’encre. Lire la suite

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Confusions des genres – Ch 23 : La nuit est une noyade

« La nuit est un masque. La nuit efface les formes. La nuit supprime les témoins. La nuit rend fou aussi. Ce n’est plus la réalité. C’est une autre vie, sans visage, sans angle, sans matière. La nuit est une noyade. » (Nina Bouraoui, Garçon manqué)

Un rire… un rire… ce rire… Son rire ? Un rire éclatant, tonitruant, plus victorieux que réellement joyeux, plus fier que véritablement gai.

Ce rire résonnait au milieu du silence et de l’obscurité. Et dans ce silence et cette obscurité se détachait une silhouette : haute, large, sombre, enveloppée d’une cape et masquée. Une ombre à l’image de la nuit, tant et si bien qu’elle aurait pu s’y fondre entièrement, en un camouflage parfait. Lire la suite

Les Angles et les obtus – Partie 3 – Carrément à l’ouest

Grande salle. Le roi Arthur, les seigneurs Perceval, Lancelot et Léodagan, penchés sur une carte.

LANCELOT
Et donc là, au-delà des vallées, il y a les plaines jusqu’à la mer. LEURS plaines.

ARTHUR
« LEURS » pour l’instant.

PERCEVAL
L’heure ? Oh ben pour l’instant il doit être dans les onze heures, pourquoi Sire ? Lire la suite

Confusions des genres – Ch 22 : Paris by night

Elle enfourcha bien vite sa monture et suivit l’ombre noire qui déjà n’était presque plus qu’un point au bout de la rue Saint-Dominique plongée dans l’obscurité presque totale. Certes dans cette rue déserte elle aurait toujours pu dégainer son pistolet et faire feu en direction du bandit pour tâcher de l’arrêter, mais Oscar François de Jarjayes ne tirait pas dans le dos d’un homme. Pas s’il ne menaçait personne à l’instant précis. Le colonel était homme d’honneur et de principes. Lire la suite

Confusions des genres – Ch 21 : L’éclat et le lustre

La soirée suivait son cours, et Oscar tenait assidument son rôle de nouveau chevalier servant auprès de Mademoiselle Tailly de Mézière. Ainsi, après avoir dansé avec elle, elle lui tenait maintenant compagnie auprès de la grande cheminée tandis que la jeune femme se rencognait de son mieux pour être le moins visible possible, tout en tâchant de garder un air naturel afin de ne pas paraître discourtoise envers le reste de l’assistance. Lire la suite